Le travail ne disparaît jamais vraiment. Il s’inscrit dans nos paysages, dans nos corps, dans nos gestes, jusqu’à se confondre avec ce que nous appelons « naturel ». Il façonne la manière dont nous regardons, dont nous nous racontons, la manière dont nous existons.
Ici, l’industrie ne se montre pas directement. Elle glisse dans le ciel, s’infiltre dans le paysage, transformée en fumée qui devient paysage. Silencieuse, elle s’impose, s’infiltre dans ce que l’on voit, jusqu’à disparaître.
Ce n’est pas seulement un ciel ou un horizon, mais un héritage. Des façons de travailler, de se tenir, de se raconter, transmises et intériorisées, parfois subies, qui
continuent de laisser des traces durables même lorsque le travail lui-même n’est plus visible. Alors un espace de négociation : entre ce qui est vu et ce qui reste
invisible. Le paysage devient mémoire, et que l’intime rejoint le collectif.